SIREN, SIRET et TVA : trois fonctions différentes
Le SIREN identifie l’entreprise. Le SIRET identifie un établissement. Le numéro de TVA intracommunautaire sert aux opérations fiscales concernées.
Posséder un numéro d’identification ne suffit donc pas à conclure que toutes les opérations peuvent être facturées de la même manière. Il faut vérifier le régime TVA, le lieu des opérations, les clients et les éventuels flux européens.
Préparer l’attribution du numéro TVA
Les informations fiscales sont organisées après l’immatriculation selon la situation de l’entreprise. L’activité, le régime choisi, l’adresse, les opérations envisagées et les relations européennes doivent être décrits correctement.
Pour une société détenue ou dirigée depuis l’étranger, l’administration et la banque peuvent également examiner la réalité de l’implantation française.
Franchise, TVA française et opérations européennes
Une petite entreprise peut relever d’un régime particulier ou d’une franchise, mais cela ne signifie pas que la question TVA disparaît. Les achats, ventes et prestations transfrontalières peuvent créer des obligations distinctes.
Le régime ne doit pas être choisi uniquement parce qu’il paraît plus simple. Il doit correspondre au chiffre d’affaires attendu, à la clientèle et aux investissements du projet.
Facturer la Belgique, le Luxembourg ou un autre pays
Une société française qui travaille avec des clients ou fournisseurs européens doit qualifier chaque opération : biens ou services, client professionnel ou particulier, lieu d’imposition, éventuelle autoliquidation et preuve du statut du partenaire.
Une phrase générale comme « activité européenne » ne suffit ni pour la TVA, ni pour le dossier bancaire.
Déclarer les bénéficiaires effectifs
La déclaration identifie les personnes physiques qui détiennent ou contrôlent effectivement la société. Il faut vérifier la détention directe, indirecte, les droits de vote et les autres moyens de contrôle pertinents.
Une société belge, luxembourgeoise ou non européenne placée dans l’actionnariat ne supprime pas l’obligation d’identifier les personnes physiques situées au bout de la chaîne.
Maintenir les informations à jour
La déclaration initiale n’est pas définitive. Une cession, une augmentation, une modification du contrôle ou une réorganisation peut imposer une mise à jour.
Les statuts, le registre des mouvements, les informations déposées et les données remises à la banque doivent rester cohérents.
Le rôle de l’expert-comptable
L’expert-comptable intervient selon une lettre de mission : tenue ou révision, comptes annuels, déclarations fiscales, TVA et accompagnement comptable. Son rôle doit être distingué de celui d’un logiciel de facturation et de celui de YouCall dans la structuration et la création.
Avant toute collaboration, il faut vérifier son inscription à l’Ordre, l’identité exacte du cabinet et son assurance de responsabilité civile professionnelle. Un outil numérique peut faciliter les pièces et les factures ; il ne devient pas pour autant l’expert-comptable responsable de la mission.